La bibliothèque d’Alice Forge

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Dans notre groupe on commence à avoir quelques noms qui reviennent souvent. Les « Alice » sont assez populaire chez KSAT. C’est d’une Alice que je vais vous parler aujourd’hui. Cette Alice là était arrivée avec une très jolie robe à pois quand on la rencontrée la première fois.

Elle avait apporté des cartes postales qu’elle avait faites elle même. L’esthétique était très intéressante. On partageait beaucoup de références. On a parlé colonel moutarde avec la corde dans la véranda ou de la mort de Roger Ackroyd. On a partagé notre passion pour Romain Gary, son talent de conteur et de mythomane. Nous avions un total respect pour cet homme.

In our group we start to see similar names that pops up. Alice is quite popular among KSAT artists. Today I’m going to talk to you about an Alice. This Alice was wearing a very pretty polka dot dress the first time we met her.

Alice brought some postcards that she did herself. The looks of it was really interesting. We shared a lot of references. We talked about the colonel Mustard with the rope  in the veranda or about the murder of Roger Ackroyd. We shared our passion for Romain Gary, his talent as a storyteller and mythomaniac. We had complete respect for this man.

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Beaucoup de ses références font appel à la littérature, au mystère et l’imaginaire. Il est donc intéressant d’aller fouiner dans sa bibliothèque pour y découvrir certains de ses livres préférés.

A lot of her references come from litterature, mystery and imagination. Therefore it’s interesting to take a glimpse at her library to discover some of her favorite books.

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On peut y trouver le Chien des Baskerville de Sherlock Holmes qui est l’un de ses premiers souvenirs de lecture. Les trois mousquetaires ont aussi beaucoup marqué son parcours et enfin elle me parle d’un livre moins connu qui est composé de 5 tomes. Il s’agit de « Le Quinconce » de Charles Palliser.  L’histoire tourne autour d’un héritage convoité par plusieurs branches d’une même famille. Le décor s’implante dans l’Angleterre Victorienne et on pourrait presque s’y méprendre et croire lire un Dickens. Alice l’a lu à toute vitesse, emportée par le flot des péripéties du héros qui va de Charybde en Scylla. Dès qu’elle atteint la dernière phrase, la toute dernière, « on comprend qu’on s’est fait rouler et qu’il faudra peut être tout relire: pas de résolution absolue de l’intrigue, on est dans un roman contemporain, à la première personne, totalement subjectif. Le plus beau, c’est qu’il y a une postface où l’auteur explique qu’il s’est trouvé parfois confronté à des lecteurs qui n’avaient pas la même interprétation que lui de sa propre intrigue, et il affirme que si une autre interprétation est possible, elle est tout aussi valide que ses intentions d’auteur. Il écrit que le roman est un vecteur de significations soumis la liberté d’interprétation. Ce livre m’a appris que lorsqu’on créé quelque chose, la richesse vient toujours de la possibilité du spectateur d’interpréter l’œuvre à sa guise, selon sa sensibilité, et pas, comme on le voit souvent dans l’art contemporain, de comprendre les intentions de l’auteur. »

There we can find the Baskerville’s dog from Sherlock Holmes which is  one of her first memory of reading. The 3 musketeers were also very important in her path and finally she talks to me about a less famous book that’s made out of 5 volumes. It’s called « Le Quinconce » from Charles Palliser. The plot is quite cray. A story about inheritance around which a family is fighting for. The set up takes place in victorian UK and we could easily feel like we’re reading a Dickens. Alice read it very fast, carried away by all the adventures of the main character from Charybde to Scylla. As soon as she reaches the last sentence, the very last one, « we understand that we were tricked and that we might have to reread everything : the mystery is not solved completely, we are in a comtemporary novel, the writer is using the « I » to tell the very subjective story. The most beautiful is that there is a postnote where the writer explains that he sometimes found himself facing readers that didn’t have the same interpretation than him of his own plot and he says that if another interpration is possible, it might be as valid as his. He writes that the novel could be interpreted in many ways and it’s up to the freedom of interpretation of the reader. This book allowed me to learn that when you create something, the great thing about it is to give the opportunity to the reader/audience to interpret it as he/she wants, according to their feelings and not, as we often see in contemporary art, to understand the will and thoughts of the writer. »

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Éveiller la sensibilité du lecteur et raviver son imaginaire pour qu’il s’y épanouisse avec plaisir, on se rend bien compte que c’est ce qui guide le travail d’Alice Forge.

Arouse the reader’s sensibility and his/her imagination so he/she can feel the story, we are well aware that this is what leads the work of Alice Forge.

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Ne manquez pas de découvrir sa nouvelle pièce pour KSAT lors du prochain évènement sur le voyeurisme et les secrets des voisins ce samedi 13 avril. Pour plus d’informations c’est ici.

Don’t miss her new piece of work for KSAT during our next upcoming event about voyerism and secrets of your neighbor this saturday, April 13th. For more informations it’s here.

 

Photos : la bibliothèque de Alice Forge par Alice Forge